Le paillage : moins d'arrosage, moins de désherbage
Un sol nu est un sol qui souffre. Il sèche, se tasse sous la pluie, se couvre d'herbes indésirables et perd sa vie microbienne sous le soleil. Le paillage, qui consiste simplement à couvrir la terre d'une couche de matière organique, règle ces quatre problèmes à la fois, et ne coûte rien si l'on utilise ce que le jardin produit.
Tontes de gazon séchées, feuilles mortes, paille, broyat de branches ou même carton brun : tout ce qui se décompose convient. L'épaisseur idéale se situe entre cinq et dix centimètres. On paille après un bon arrosage, sur une terre réchauffée, en laissant un petit espace libre autour des tiges pour éviter la pourriture.
En quelques mois, les vers de terre remontent, le sol devient meuble et sombre, et l'arrosage peut être divisé par deux. Le paillis se décompose lentement et nourrit la terre : il suffit d'en rajouter une couche chaque printemps. C'est probablement le geste le plus rentable qu'un jardinier puisse faire.